En déplacement périlleux à Saint-Leu, les Cigognes ont souffert mais assuré l’essentiel face aux Marsouins (2-0). Une victoire précieuse qui propulse la JSSP en tête du championnat à l’issue de la 14e journée.
Dominique Veilex s’en méfiait, il ne s’était pas trompé. Le déplacement au stade Christol Marivan est rarement une partie de plaisir, et les pelouses capricieuses n’aident pas à poser le jeu. Mais malgré l’absence de cadres comme Fontaine et Tsito, les Saint-Pierrois ont livré un match solide et maîtrisé, même si le manque de réalisme a longtemps entretenu le suspense.
Dès les premières minutes, les Cigognes imposent leur tempo. Laidine donne le ton, puis Akassou manque une énorme occasion devant le but (15e). Damour tente sa chance côté gauche (17e), mais Nina, le gardien international malgache, s’illustre à plusieurs reprises avec des arrêts spectaculaires.
La délivrance intervient à la 18e minute : à la suite d’un corner, Haddadou trouve la faille et trompe Nina pour l’ouverture du score (1-0). Les occasions s’enchaînent ensuite, mais sans succès. Akassou rate la balle du break (36e), puis Vardapin voit sa tête plongeante repoussée par un Nina impérial (40e). Le portier malgache repousse même un penalty d’Akassou juste avant la pause (41e).
En seconde période, les Marsouins réagissent timidement. Leur seule véritable opportunité intervient à la 48e minute, lorsque Dejar voit sa frappe sauvée sur la ligne par Djamali. Plus tard, Djamali tente sa chance, mais sa frappe s’envole (72e). Et alors que les locaux poussent timidement pour égaliser, les Saint-Pierrois tuent le match en fin de partie : sur un centre de Siala Chamba, Mdahoma place une tête victorieuse pour le 2-0 (fin de match).
Un succès difficile mais capital pour la JSSP, qui profite du faux pas du Saint-Denis FC pour s’installer sur le trône de la R1.
Dominique Veilex (entraîneur de la JSSP) :
« Ma seule déception, c’est que ce match doit être plié à la mi-temps. On a eu les occasions pour mener 2 ou 3-0. Tant qu’on ne marque pas, on reste exposé à une erreur ou une réaction adverse. Malgré tout, on continue notre marche en avant. »Damien Begue


